E.M. Pékérskaia Guide vocal de A à Z

Vous devez toujours revenir à la phrase du grand maître de chant et interprète F. Lamperti qui disait qu' "au premier étape c'est l'esprit et non pas la voix qui doit être entrainé, parce que une fois ruinée, elle ne pourrait pas se rétablir". Le point de succès, c'est un bon esprit et de bonnes connaissances, ils sont aussi importants qu'une belle voix. C'est l'aspiration qui est indispensable pour chanter. On considère le chant correct comme "un art d'expirer", mais pour "bien" savoir le faire, il faut apprendre à "inspirer".

Imaginez devant vous une chandelle allumée que vous devez éteindre. Qu'est-ce que vous ferez? Sans penser trop, vous allez prendre de l'air et souffler au feu. Bravo! Maintenant répétez-le encore une fois et suivez vos actions. L'air remplit votre poitrine (vos poumons) et puis il est projeté par un flux orienté en dehors. Cela doit procéder au moment ou vous parlez ou chantez, c'est-à-dire, avec chaque phrase. D'abord, une inspiration, ensuite - une expiration orientée.

Nous avons déjà dis que les côtes forment la cage thoracique où se trouvent le cœur et les poumons. Quand les poumons sont remplis avec air (au moment d'inspiration), ils prennent un volume élevé et écartent les cô tes, et c'est ce qu'on appelle l'aspiration costale-thoracique. Le célèbre professeur de chant Prianichnikov conseille d'apprendre à "humer de l'air". Allons apprendre à le faire à l'aide de simples exercices respiratoires censés à développer et à fortifier l'appareil respiratoire.

1. Placez vos paumes sur vos cô tes (sur les flancs, les doigts sur le centre de poitrine) et inspirez profondément (jusqu'au nombril). Ne canges pas la position de vos épaules. Vos paumes vont sentir les cô tes écarter sous la pression de l'air que vous prenez dans la poitrine (dans les poumons). Cela signifie que vous avez pris une quantité suffisante de l'air. Expirez bien. Vos mains doivent sentir vos côtes tomber.

2. D'abord, passez votre langue sur les racines dentaires de vos dents labiales supérieures. C'est d'ici que le palais dur commence. Sentez cet espace: les racines dentaires de vos incisives, le palais dur. Et maintenant, avec l'inspiration, (contrôlez vos côtes avec les paumes) sentez le volume de l'air pris, et en expirant prononcez d'une voix haute et distinctive "1, 2, 3, 4". Essayez d'éprouver la sensation de l'espace près des racines dentaires de vos incisives que vous avez touché avec votre langue. Dans cet espace, vous projetez le flux de l'air et c'est ici que vos mots sonnent, votre imagination vous aidera. Imaginez que la voûte palatine est très "élevé", comme un coupole de parachute ou de parapluie. Un tel discours basé sur l'expiration (et l'inspiration) contrôlée est qualifié comme "placé". Notez qu'avec la consommation d'air les côtes tombent tout doucement et non par saccades, c'est l'air qui quitte les poumons, expiré pour la prononciation de sons, de mots.

Le grande professeur de chant M. Garcia disait que la poitrine n'a pour fonction que d'alimenter la voix de l'air, et pas de le pousser en dehors.

Je vous demande de contrôler la respiration pendant les exercices, et puis pendant le chant, de garder vos mains sur les côtes inférieures. Notez que si l'inspiration est correcte, les côtes inférieures écartent non seulement de deux côtés, mais aussi dans le dos. Si les côtes s'écartent, c'est le meilleur indicateur de la respiration complètement thoracique.

3. Très brusquement, rapidement et profondément prenez de l'air par le nez (dans les côtes inférieures). Assurez-vous que les épaules ne bougent pas. Expirez fortement et activement par la bouche. Quels sont les avantages de cet exercice? Il active visiblement votre appareil respiratoire. Vous respirez d'une manière très active, consciemment contrôlée. Le professeur de cnaht Lukanin recommandait cet exercice pour un placement plus correcte du larynx et de la langue, davantage, le jet d'air massage activement les cordes vocales. Quand vous allez à la classe, répétez cet exercice plusieurs fois même à la porte, et vous commencerez vos études tout "prêt", car cet exercice active non seulement l'appareil, mais fixe également l'attention sur l'ensemble du système de la voix.

4. Prenez de l'air activement (par la bouche), et prononcez la syllabe DA-DA-DA ... en expirant. Dites-le, "en sentant" les racines des dents labiales, la "fissure" entre les deux dents, par lequel "coule le fil de son". Crépitez avec votre langue sur le palais dur près des racines des incisives supérieures. La mâchoire inférieure est libre, mais "ne tombe pas". Utilisez votre imagination: le palais dur, sur laquelle la langue frappe, est très élevé, comme le dôme du temple, voilà pourquoi le son "A" (dans la syllabe "DA") prend du volume, il devient beau comme la voix de celui qui parle dans l'église. Gardez la respiration qui doit être lisse, sans saccades.

5. Couchez vous confortablement sur le dos, une main sur les côtes, et l'autre sur le ventre. Inspirez profondément. Vos mains vont sentir les côtes s'écarter (c'est parce que les poumons prennent de l'air), votre ventre est distingué (se sont les poumons qui poussent le diaphragme, et elle presse sur l'abdomen). En expirant, comptez: 1, 2, 3, 4 ... Le compte doit être libre, lent, vous devez prononcer les voyelles lentement. Vous n'avez pas besoin de pousser tout cet air en dehors. Comptez doucement, mais en rythme. Le son est rond et beau. Le point essentiel dans cet exercice est la respiration: une inspiration complète et une longue et douce expiration. Les mêmes sensations que dans l'exercice 4.

6. Compliquez votre exercice un petit peu. Faites tous comme dans l'exercice 5. Prenez le décubitus, contrôlez bien votre inspiration et expiration, le son du compte doit être rond et long. Comptez avec des nombres à deux chiffres: 21, 22, 23 ... Ce n'est pas la durée du compte qui importe, mais la qualité de l'inhalation et l'harmonie d'exhalation.

7. Prenez de l'air profondément par la bouche et l'expirez du nez activement et avec un gémissement, pour que le volume d'air dans la poitrine se réduit brusquement et rapidement. Cette "gémissement" que vous faites lorsque vous expirez, vous pouvez le comparer avec le son d'un gros animal dans l'étable (d'une vache ou d'un cheval). Ce n'est pas un "meuglement", c'est une "gémissement-soupire". Ou encore, imaginez que votre poitrine est un tonneau, où votre gémissement résonne. Il doit être projeté aux dents supérieures, les lèvres sentent une certaine vibration, le pharynx est libre et grand. Pourquoi une telle comparaison étrange avec la vache? Parce qu'elle a de larges hanches et un souffle puissant. Ce sont la nature et les animaux desquels nous devons apprendre la liberté et de caractère naturel de l'aspiration que l'homme a presque perdu. Dans cet exercice, votre tessiture du gémissement doit être confortable, quelque part dans le registre inférieur.

8. Inspirez profondément par la bouche. Quand vous expirez, prononcez le son "M" lentement et sur une tessiture confortable, les lèvres un peu fermés, mais pas compressés. Les mains suivent le souffle. Le son devrait résonner dans la poitrine, dans la tête, vous "remplir" avec son volume. Votre gorge est large, il relie deux résonateurs: la tête et la poitrine. Le son est prolongé. Puis remplacez le son de "M" à "N", "V", "Z". Exigences et conditions sont les mêmes qu'avec le son "M".

9. Tout comme dans le N 8, vous devez joindre seulement une voyelle: "MAA ...", "... VAA." Assurez-vous que la forme du son ne change pas et que la respiration n'est pas déchirée.

10. Compliquez l'exercice 9. Prononcez deux syllabes, l'accent sur la voyelle de la seconde que vous devez prolonger et écouter, "Ma-Ma." Tout le temps validez les sentiments, contrôlez la respiration. Écoutez votre son dimensionnel remplir l'espace de votre corps: de la voûte palatine (la tête) jusqu'aux côtes inférieures, en passant par la gorge large et ouverte. (Comme à travers un goulot d'un cruchon). Tessiture est confortable. Les syllabes se prononcent lentement. Pas de pauses entre les syllabes. Prenez du souffle quand il se termine. Faites que le changement de syllabe ou de voyelle ne change pas de couleur du son, son volume et sa force.

MA-MA NA-NA VA-VA ZA-ZA

MA-MO NA-NO VA-VO ZA-ZO

MA-MI NA-NU VA-VU ZA-ZU

MA-MU NA-NI VA-VI ZA-ZI

MA-MÈ NA-NÈ VA-VÈ ZA-ZÈ

Cet exercice développe la durée du souffle, il permet d'"entendre l'effort" qui doit être appliqué pour que les voyelles différentes se ressemblent et sont prononcées également. L'exercice aide à sentir que le son est butée dans le bas et dans le haut, son palais, sa coupole (sa tête), sa formation dans la poitrine et le diaphragme.

11. Étendez une chandelle imaginaire.

Placez les mains sur vos côtes. Inspirez et commencez à "éteindre la chandelle." Remarquez que la nature coordonne vos actions d'une façon merveilleuse: l'air est expiré des poumons progressivement et doucement, les côtes ne tombent pas immédiatement, mais peu à peu, avec le rythme du souffle. Dans le chant, l'expiration doit être aussi naturelle,l'air pris doit être distribué à toute la phrase, non seulement aux premiers sons.

Cet exercice donne une très bonne idée du processus respiratoire dans le chant et la coordination de toutes les fonctions de l'organisme. Faites-le plus souvent, ne vous pressez pas, pas de contraction. Parfois, il peut être fait au milieu de la leçon de chant pour valider vos sentiments.

Un autre point important. Lorsque vous commencez à "éteindre la chandelle", alors attention sur le fait que entre l'inhalation et l'exhalation (le moment du "souffle" lui-même) il y a un deuxième retard pour que l'organisme puisse procéder à l'exhalation. Un retard, mais non pas un arrêt et non pas une contraction. Cette pause minuscule est très importante. La principale chose est que cette pause se produit le même instant et naturellement, qu'elle change votre inspiration sur l'expiration.

Maintenant, faites attention à vos lèvres. Regardez dans le miroir. Vous étendez la chandelle, vos lèvres sont intensifiés (en particulier la lèvre supérieure) juste assez pour passer et diriger le flux d'air et d'effectuer l'action: éteindre la chandelle. Le visage ne fait pas de grimaces, ne perd pas l'air naturel, les lèvres actives, mais pas serrées. La chose principale c'est l'air naturel et harmonieux, pas d'efforts supplémentaires, pas de contraction. Le miroir peut être très utile. Oh, a quel point est-il important de garder cette coordination naturelle de tant de petits processus en chantant et ne rien perdre, mais le passer au niveau de la conscience, comme une action perçue et contrôlée.

Pour atteindre la perfection et de la liberté de la respiration, revenez souvent à ce simple exercice. On dit que "l'art du chant est l'art d'expiration", nous devons progressivement les acquérir.

Tous ces simples exercices développent la respiration pectorale (costale), donnent les premières impressions du placement vocal et des résonateurs. Les compétences acquises dans ces exercices, sont fixées par les exercices vocaux et simples, ou plutôt transférées aux exercices vocaux.

Lorsque vous arrivez au caractère stabile des sensations pendant la respiration costale, alors seulement peut-on passer à la respiration diaphragmatique et à sa pratique. Ne vous dépêchez-vous, car le déplacement de l'attention prématurée au diaphragme ne fera que conduire à des contractions, aux spasmes des muscles abdominaux. Et tout cela ne va pas accélérer le processus d'apprentissage, de plus, il n'est pas facile de s'en débarrasser.

Oui, le diaphragme, c'est le plus gros muscle du corps, et son importance est énorme dans le travail de notre machine entière. Par exemple, les médecins souvent l'appellent le cœur veineux tant qu'il signifie pour la circulation, en séparant le thorax des cavités abdominales, en protégeant le cœur et les poumons contre les dommages accidentelles, par exemple, si une personne se tient debout sur sa tête.

Nous avons déjà dit que lorsque l'air pénètre dans les poumons, la poitrine est écartée par les côtés et par le diaphragme au fond. La coupole du diaphragme se contracte et descend sous la pression des poumons dont le volume s'accroit. À son tour, le diaphragme contracté applique la pression sur la cavité abdominale et le ventre se met en avant comme la conséquence de souffle!

Ainsi vous respirez: les côtes s'écartent et le ventre va en avant.

Pour mettre en œuvre la respiration vocale, la posture correcte du corps est intégrale: le dos doit être droit et bien plié au niveau de la colonne lombaire, comme le diaphragme est attaché aux vertèbres lombaire supérieures par ses faisceaux de muscles en forme d'un éventail . La colonne lombaire sert de base pour le diaphragme quand il se contracte. Voilà pourquoi il est important que les vertèbres lombaires soient bien fixées.

La tâche la plus difficile de la respiration vocalique est de produire une expiration contrôlée et facile à manipuler qu'assure la propre respiration diaphragmatique, le savoir d'utiliser le diaphragme, car c'est il qui permet de manipuler et de distribuer le flux d'air expiré, gardant le volume du thorax en chantant. L'art de chant est l'art de l'expiration, mais même certains chanteurs professionnels ne maîtrisent pas cette compétence.

Pour le début, il serait bien outil d'apprendre à ne pas expirer tout l'air à la fois avec les premières syllabes de la phrase, mais le distribuer jusqu''à la fin, en donnant progressivement par le flux lisse, ce qui donne le son lisse.

Revenons une fois de plus à l'exercice "avec la chandelle", mais cette fois nous allons contrôler la respiration à la main.

Placez une main sur les côtes et l'autre sur le ventre, prenez de l'air dans les poumons, "soufflez à la bougie" et "regardez" avec les mains comment fonctionne le diaphragme. Vous devez le sentir opérer comme un piston dans un cylindre, en gardant l'air, le prévenir d'être exhalé aux premiers moments de l'expiration. Essayez del'aider avec votre estomac à accélérer, intensifier l'expiration (pousser l'air par les muscles abdominaux). Remarquez que l'estomac se lève peu à peu, et la poitrine ne tombe pas, elle est déployée, comme au moment de l'inhalation. Le diaphragme qui se déploie lors de l'inhalation, ne change de sa forme brusquement et revient dans sa position d'origine, la forme de coupole, très lentement, ce processus permet d'exhaler pendant le chant.

Dans le chant la poitrine (le thorax) ne doit pas tomber brusquement, c'est là le paradoxe de la respiration vocale, l'air est consommé, il sort, mais le volume de la poitrine ne change pas.

Maintenant répétez les sensations de l'exercice avec la "chandelle" mais cette fois-ci avec son, c'est à dire, chantez un son commode avec le support de l'exhalation, prolongez-le, et fixez avec les mains le fonctionnement du "mécanisme" de l'expiration. Assurez-vous que le ventre ne soit pas serré pendant le chant, qu'il ne contracte pas, pour qu'il ne se distingue pas, qu'il ne fasse pas "une pastèque".

Les muscles abdominaux et le diaphragme aident à contrôler la respiration et le résonateur thoracique (le thorax), sans changer sa forme avec le son de la voix, le rend plus volumineux et puissant. C'est ce qu'on appelle aux leçons de chant chanter avec le support du diaphragme et l'utilisation de la résonance thoracique, la poitrine.

Selon S. Fuchito, l'accompagnateur de Karuzo, le grand chanteur entrainait systématiquement la respiration par des exercices spéciaux visés à développer la plus grande contrôle sur le flux d'air. F. Lamperti recommandait au chanteur pour entrainer la respiration et contrôler la régularité et l'efficacité de l'exhalation phonationale de "mettre en face de sa bouche une chandelle allumée. Si la flamme reste calme au cours de la phonation, la respiration est utilisé correctement".

Une technique similaire a été utilisée par le célèbre ténor russe Dmitry Smirnov. Au lieu de chandelle, il prenait une plume d'autruche, qu'il tenait tout en chantant à une distance de 20 cm de la bouche.

La respiration supporte le son, il n'est pas amélioré avec le son, et il n' y en a pas de contradiction, car ce sont deux processus réciproquement perfectionnés. Il est impossible de développer la respiration vocalique sans son, mais le principe est vrai inversement.

Exercices que nous avons faits au début sont les exercices préparatoires. Ils renforcent, développent les muscles, donnent une idée sur le mécanisme de la respiration professionnelle.

Professeur M.E. Tesseyr comparait la respiration dans le chant est comparée avec un jet d'eau qui en raison de sa pression constante peut tenir une petite balle légère. La balle ne tombe pas soutenu par le jet d'eau. C'est comme ca que le son ne doit jamais "tomber", car il est soutenu par le flux de souffle. Si la phrase est prolongée, vous pincez votre ventre en bas. Cet effort sert le reste de souffle, et vous pouvez sans risque mettre la phrase à la fin.

Exercices vocaux pour améliorer expiration doivent être très simple et on doit les faire au rythme tranquille. Chantez les avec le son stable dans sa puissance. Dans ce travail, la maîtrise de soi auditive et musculaire est très importante. Aidez-vous avec les mains pour contrôler l'exactitude des processus.

Alternez ces exercices simples de respiration avec ceux vocaliques pour ne pas perdre la clarté et la fraîcheur des sensations. Rappelez-vous qu'"En terminant le son, l'étudiant ne doit pas rejeter l'air qui reste avec l'abaissement de la poitrine ou permettre la détente dans l '"épigastre"(le diaphragme), c'est-à dire qu'il doit préserver la "forme vocale" de son instrument, notamment, du corps. Initialement il est difficile à y parvenir, mais cela n'est que le seul façon d'élaborer une belle cantilène". (M. Garcia)

Un tel contrôle sur la préservation de la "forme vocale" et la technique de prise d'air dans les pauses et entre les phrases acquise peuvent assurer un son doux et professionnellement placé.

Il arrive souvent que les amateurs aient une respiration faible ou forcé. La respiration faible provient des muscles sous-développés, du manque de souffle, d'une expiration faible, voilà pourquoi il n'y a pas de support dans le son. Une respiration forcée est due à l'activation excessive de muscles respiratoires, une respiration bruyante, avec un surcroit de souffle, expiration avec une pression excessive.

Quelques mots sur la respiration bruyante. Ce bruit provient du frottement de l'air passant entre les plis (cordes) insuffisamment ouvertes et d'une mauvaise ouverture (extension) de la trachée et des bronches. Bruit est laid aussi que nuisible pour les cordes vocales car il cause la sécheresse. Pour éliminer ce défaut le chanteur doit constamment fixer l'attention sur le bruit qui accompagne l'inhalation. Une respiration calme peut être atteinte par un bâillement bon et une respiration profonde et calme.

Maintenant tirons la conclusion.

Quelles compétences doit développer un débutant?

1. Tenez vous debout pendant le chant confortablement sur les deux jambes. Soyez sûr de garder le corps bien droit et les épaules déployées, la tête doit être dans une position normale et libre. Ces conditions sont nécessaires pour s'assurer que tous les muscles du corps subissent une charge uniforme, ce qui est obtenue par la posture naturelle et la liberté active de l'organisme.

2. Ne chantez jamais avec l'estomac chargé, car il prive le diaphragme de liberté et de mobilité, l'"arc-boutant" du fond. Il est nécessaire que entre un dense repas et une leçon de chant eut une pause d'au moins une heure. Le professeur de chant Pryanishnikov pense que le chant avec un estomac plein peut donner un effet de "balancement".

3. La respiration ne doit pas produire du bruit, les bruits lors de la prise de l'air sont inacceptables.

4. Pour les débutants, il est préférable d'inhaler par le nez et par la bouche ou par le nez avec la bouche ouverte, car cela assure la meilleure ouverture du larynx (les études des chercheurs L.D.Robotnov et P.Organov ont montré que ce type de respiration ouvre la trachée et les grosses bronches). V.Barsova croyait que "une respiration immédiate profonde n'est pas possible avec la bouche fermée". En outre, ce type de respiration (bouche + nez) fait moins de bruit. Dans les pauses, si possible, respirez par le nez pour humidifier la muqueuse qui sèche lors de la respiration par la bouche.

5. Prenez le volume total de l'air (dans les côtes inférieures, le diaphragme), mais n'exagérez pas, car trop d'air peut provoquer une constriction. Tout doit être naturel et pas exagéré.

6. Une exhalation active à la fin de chaque phrase musicale, car cela donne une respiration naturelle automatique. La beauté du son, de l'utilité de l'expression artistique, la durabilité de la voix dépendent du savoir organiser l'exhalation. Dès le début de la formation il faut apprendre deux règles: ne pas prendre trop d'air, l'exhaler pleinement au moment de l'expiration.

7. Terminant le son, l'étudiant ne doit pas exhaler tout le reste de l'air en descendant le thorax ou par la détente du diaphragme, c'est à dire, il faut maintenir "la forme vocale" du corps dans les pauses entre expiration et inspiration, ce qui garantit la douceur et le soutien de son.

8. Assurez-vous, que la pause entre l'inspiration et le début du son (exhalation) est instantanée, mais n'oubliez pas que ce moment du "retard" de la respiration est extrêmement important:

a) il organise l'expiration;

b) il aide à s'assurer qu'il n'y a pas d'aspiration qui assèche la gorge et interfère avec l'intonation exacte et l'attaque du son précise;

c) il empêche l'exhalation avec le son "X";

d) il élimine la perte de souffle au début de la phrase;

d) le délai instantanée avant d'expirer est le point de préparation, de coordination de tous les organes, les volumes de formation du son.

9. Ne travaillez jamais votre souffle chantant sans le début du son, même pas dire le mot, chanter un son.

10. Le souffle ne se produit pas au dernier moment, mais un peu plus tôt.

11. Inspirez de manière la plus invisible à l'œil et à l'oreille du public.

12. Essayez d'élaborer une respiration prolongée (respiration vocalique), pour rendre la phrase plus belle et ne pas la briser avec des inhalations rapides. Une reprise fréquent e de la respiration entraîne la perte de cantilène, détruit l'intégrité.

13. L'inhalation est prise dans les intervalles ou aux moments où elle n'est pas contraire au texte musical ou littéraire.

14. Vous ne devez pas oublier que le souffle est aussi un moyen d'expression:

a) une musique gaie implique une respiration facile, rapide;

b) une musique dramatique implique une respiration lourde, ralentie;

c) une musique passionnée qui transmet la souffrance implique une respiration irrégulière, bruyante.

Mais en tout cas, l'interprète ne doit pas oublier que la respiration est le fondement de chant et il ne faut pas se laisser prendre par l'expressivité au détriment de la respiration vocalique, son volume, son activité opérationnelle.

15. Vous ne devez jamais faire des exercices de respiration en état de fatigue, comme le souffle fatigué provoque le tremblement du son (agneau dans la voix).

16. Il faut être capable d'utiliser toute pause pour reprendre le souffle, éliminer la fatigue, reprendre la respiration active et complète.

En résultat d'un ouvrage si vétilleux sur la construction de son "instrument musical" - le corps, sur la coordination complexe de multiples muscles et les processus mentaux lors de la production du son, un musicien sérieux, intelligent, patient qui a du talent, est récompensé par le succès, donnant de la joie à lui et aussi au public.

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